La fin, la faim, la faim justifie les moyens, 4, 5 coups malsains Et on tient jusqu'à demain, après on verra bien On marche dans l'ombre du malin du soir au matin Tapis dans un coin, couteau à la main, bandit de grand chemin
Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin De toute façon dans les deux cas, on s'en sort bien Vivre comme un chien ou un prince, y'a pas photo On fait un choix, fait griller le gigot, brillent les joyaux
Clouer, clouer sur un banc rien d'autre à faire, on boit de la bière On siffle les gazières qui n'ont pas de frère Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches On est là , jamais on s'en sortira, Satan nous tient avec sa fourche
Polos Façonnable, survêtements minables Mères aux traits de caractère admirables Chichon bidon, histoires de prison Stupides divisions, amas de tisons
Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles C'est pas Manille ok, mais les cigarettes se torpillent Coupable innocent, ça parle cash, de pour cent Oeil pour oeil, bouche pour dent, c'est stressant
Tu me diras "ça va, c'est pas trop" Mais pour du tcherno, un hamidou quand on a rien, c'est chaud Je sais de quoi je parle, moi, le bâtard J'ai dû fêter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar