Je suis née à Sarcelles, de parents antillais et protestants.
Dès mon plus jeune âge, j’ai grandi au sein des chorales d’église et bercée par les valeurs du Gospel.
Le vendredi 13 décembre 1990, j’ai 12 ans, quand je suis mes parents partant s’installer à la Martinique.
De banlieusarde révoltée, je me retrouve en uniforme écossais rouge obligatoire au collège du Lamentin.
Perdue dans mes coutumes nouvelles, je me sens plus que seule.
La mort de mon père, le 11 novembre 1991 à mes 13 ans, sera une perte inestimable.
Un jour, en écoutant Judy Garland chanter « Over the Rainbow » dans le magicien d’Oz, je me dis qu’il doit bien exister un monde où tout serait différent, plus beau en tout cas que la réalité que JE VIS actuellement.
Je comprends, à cet instant, que la musique a le pouvoir anesthésiant de soigner les maux du cœur et les cicatrices de la vie.
C’est la première fois que je ressens le désir
de devenir chanteuse.
L’année 1996, j’ai 17 ans; Après avoir sillonnée les pubs des plages de l’île avec mon tout premier orchestre, et après avoir écouté et répété en boucle dans ma chambre les standards d’Ella Fitzgerald, de Mahalia Jackson, Tina Turner et Aretha Franklin, on me baptise Beth –Sheba, en référence à ma voix Gospel.
J’enregistre mon premier album Beth-Sheba « En chans ou en destiné » un album zouk.
Le succès du single « Côté Mewn » sera mon point de départ dans l’industrie du disque Forte de ce succès et après avoir décroché une bourse d’étude, moi petite fan de Fame,
Je réalise mon rêve et entre à l’Ecole Supérieure Du Spectacle. L’année 1998 J’y reçois une formation D’Actrice, Danseuse et Chanteuse.
Dans ma petite chambre de bonne de 6m carré, je découvre ma grande voix de Mezzo Soprane. Etant la seule personne de couleur de l’école, à ce moment là, mon envie de réussir est aussi grande que la mer des Caraïbes.
J’apprends le théâtre, le lyrisme et comment transmettre des émotions.
Je poursuis mon rêve et j’intègre le CIM, L’année 2000 école de Jazz de Paris.
A la même période, je passe un casting et Me voilà intégrée dans mon premier groupe de gospel, « Gospel Dream ». Trois fois par semaine, nous chantons à capella et sans aucun artifices à l’église réformée de la Bastille où ma voix et mes aptitudes sont confrontées aux appréciations du public..
L'année 2001, j'intègre l'IACP, Une autre école de Jazz de Paris. J'y reçois des cours d'interprétation scénique Jazz (scat) au côté de Michelle Hendrix.
Je rejoins également un nouveau groupe de gospel : " les 100 voix du gospel "
Premiers solos, premier Palais des Congrès, premier Bercy premier Zénith et enfin Premier repérage par un Producteur de tournées.
Dès lors, je crée le groupe « Beth Sheba and the Gospel Wave »
Nous sommes en 2002.
Je signe en maison de disques et sors mon 2ème album nommé : Beth-Sheba « I sing because I ‘m happy »
Je pars en tournée dans toute la France.
J’ai même l’honneur de faire la première partie de Ray Charles et de partager plusieurs scènes avec Manu Dibango Polya Jordan, les Golden Gate, Rodha Scott Manda Djinn ou encore Liz Mc Comb.
Malgré mon succès en tant que tête d’affiche, mon producteur ne cessera de me rappeler que je ne suis qu’une petite française de banlieue, relativisant à dessein ma notoriété naissante ...
Complexée, je décide de partir aux Etats-Unis assister à la GMWA (plus école de gospel du monde) à Minneapolis. Puis, je vais à la Nouvelle Orléans pour me frotter aux Sisters de Louisiane.
Les paroles de mon producteur sèment le doute en moi. Je pousse les portes des clubs de Burbon Street, espérant un signe : serais-je un jour à la hauteur de toutes ces grandes voix américaines ?
La bas je rencontre des Stars telles que Marva Wright ou encore Linda Lee Hopkins et une multitude de James Brown Girls appelées ici « Soul Sisters » ou encore « Mama Soul ».
Le public connaisseur vient du monde entier écouter leur musique et, est sans pitié avec quiconque ose les concurrencer.
Je tente à plusieurs reprises de m’introduire sur scène pour chanter moi aussi.
UN soir, je suis finalement annoncé : « … Ladies and Gentlemen, tonigh Miss Dominique the French lady, from Paris ‘s gonna sing It’s a man’s world ».
Mon idole, Mr James Brown. C’est aussi la première fois que l’on me nomme ainsi et cette introduction sera la naissance de mon deuxième nom d’artiste.
J’avais réussi mon premier casting : celui de la rue Bourbon.
Rentrée en France en 2003, je poursuis mes études à l’école de jazz IACP, puis à l’école Atla en 2004.
Parallèlement, j’enchaine les tournées : l’église de la rédemption, l’église des billettes, le théâtre de l’Odéon, la cathédrale Américaine ; j'ai même partagé une scène avec une chanteuse ayant pour vrai nom et prénom Aretha Franklin from New Orleans.
Ma carrière est lancée, je sors de l’ombre je crois que je vais y arriver Et puis rien ! Conflits entre Managers, tourneurs, musiciens... Mes contrats se brisent.
Pour la première fois, moi qui avais toujours prié Dieu pour qu’il me permette d'entrer dans les églises, je me surprends à prier ce même Dieu pour qu’il m’en sorte !
Je me dirige naturellement vers les castings et auditions comédies musicales, revues, cabarets et spectacles En retour, toujours les mêmes réponses.
« Dominique vous avez trop d’expérience, vous n’êtes pas faite pour être choriste»
« Dominique, vous êtes beaucoup trop ronde »
« Dominique, vous avez beaucoup trop de coffre, votre voix est trop timbrée Gospel, nous ne sommes pas à l’église ici », ou encore
« Dominique vous avez la voix, mais pas le profil ... »
Je passe un premier concours « les stars de demain »
Contre toute attente je remporte la finale à la suite de laquelle je signe un contrat, et j’enregistre même un single !
Ma carrière est lancée.
Je sors de l’ombre, je sens que je vais y arriver. Et puis, rien !
Ce sera bien ma voix, mais sans mon nom et sans mon image …
Je comprends alors qu’il faudra me battre trois fois plus pour me faire accepter telle que je suis … et surtout ne plus jamais m’étaler sur mon expérience passée.
A la mort de ma mère, l’année 2005, j’ai 26 ans, déjà 10 ans de carrière mais toujours rien.
Le temps presse ! Plus le temps de lui faire part de mon rêve mon combat, c’est décidé, pour elle je promets de devenir quelqu’un...
Ne sachant pas par où commencer, j’attends à nouveau un signe. Un beau jour en direct sur un prime de la star académie, je vois Miss Tina Turner ! Mon idole, juste là, en France tout près de moi ! Ce jour la je comprends que je dois tout faire pour passer de l’autre coté de l’écran.
Dorénavant dans mes castings je me déclare coiffeuse de mon état et complètement inexpérimentée.
J’intègre avec succès l’émission la Nouvelle Star, Avec un seul mot d’ordre : je suis grosse, noire, banlieusarde et j’ASSUME !
Je poursuis mon parcours de femme battante, cette fois, sous les feux des medias et portée par le doux regard de Marianne James.
L'année 2006, j'ai 27 ans.
Ne rentrant pas dans le moule des stars people, je suis désemparée, je prie que quelqu’un m’entende sur ce fameux prime avec la chanson « I'm calling you ».
Prière exhaussée, Ce jour-là, je perds la finale mais je gagne le cœur du public.
Je signe chez Sony BMG Music mon premier album qui sera attesté double disque d'or 4 mois plus tard.
Et c'est naturellement qu'il s'appelle "Une Femme Battante "
Le premier single " It's a man's man's world " en souvenir de ma première fois a Bourbon street est un hommage à James Brown.
Sony parvient à me faire rencontrer le God Father celui-ci accepte de me rencontrer dans sa loge juste avant le 1er concert de sa dernière tournée.
Trop tard ! Il décèdera le lendemain de mon arrivée aux Etats-Unis.
C'est avec le cortège familial à Harlem, puis en Géorgie à Augusta, que je serais reçue par la dernière femme en date de James Brown.
A cette cérémonie d'adieux, j'aurais la chance de saluer Michael Jackson, venu également saluer une dernière fois le Père de la Soul.
Sur le même album, j'écris et compose cette chanson de tout mon cœur.
Je dédie à papa maman ces paroles, " Puisque tu me vois d'en haut ".
Sur la scène du Zénith, je ne me sens pas à ma place au milieu du gratin du show business,
Prière exhaussée.
L'année 2007 est l'année de toutes mes récompenses.
Victoire de la musique “révélation publique”
Prix SACEM du Conseil Général de la Martinique, et l'honneur du Président de la République.
Je découvre alors ce qu’est la pression médiatique.
J’enchaine les émissions de talkin chez Morandini, Cauet, Faugiel, Laurent Ruquiet, le Morning Live. Plusieurs émissions me sont consacrées comme 50 minutes Inside, Fan de, le Top 50 avec Charlie et Lulu, la chance aux chansons présentée par Pascal Sevran.
Je chante dans « Le plus grand cabaret du monde » de Patrick Sébastien puis chez Michel Drucker en duo avec Gilbert Montagné, le temps des yéyés sur France trois avec « don’t make me over » ainsi que le Symphonique Show où le Titre « Macarthur Park » de Donna Summer sera enregistré en live puis ajouté à l’album.
Garou tiendra sa promesse en m'invitant chanter « sous le vent » en duo à l'Olympia.
De membre du jury, André Manoukian me prend sous son aile et m'emmène en tournée dans toute la France.
J’y fais mes premières scènes médiatiques en duo avec lui. Ca y est j'ai réussi ! Je pars en tournée.
Ma carrière est lancée.
Je sors de l'ombre, Je sens que je vais y arriver... Et puis, rien !
Mes producteurs, en désaccords avec mes managers ont du mal à gérer mes contrats de tournées.
Ils annulent plusieurs concerts les uns après les autres, me privant de mon rêve d'aller à la rencontre de mon public sur scène. Moi qui avais quitté la scène afin d'y revenir avec un Nom, je me retrouve à devoir payer un tribut encore plus élevé à des négociateurs de talent.
Un quatrième album très personnel sort l’année 2009 « si je n’étais pas moi ». J’y écris des titres très personnels comme « mon rêve » en référence au public ou encore « seule sous les projecteurs ».
Plus que jamais, ma présence dans les médias est très forte. Mon parcours continue.
Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai enfin accès à une scène sous mon nom propre et le public sera au rendez vous a L’Alhambra à Paris.
Mais paradoxalement, la télé me donne maintenant l'impression de m'éloigner du public.
Mon succès a toujours le même goût, celui de la solitude.
De nouveaux, les conflits entre manageurs, producteurs, tourneurs et maison de disques m’empêcheront de toucher mon rêve par ma rencontre avec mon public.
J'entreprends alors un travail sur moi-même, Ce qui aura des répercussions sur mon physique : une nouvelle femme est née. Méconnaissable, 60 kg de moins, j'intègre une émission de télé réalité pour refamiliariser le public avec ma nouvelle image.
2011 marque le début de mon retour aux sources.
Je retourne aux Etats-Unis renouer avec l'école de la rue, retrouver les racines de la musique Je vais à l'école perfectionner mon anglais à Miami.
Retour également à la GMWA à Tampa Bay pour me replonger dans l'âme du Gospel. Et enfin, retrouvailles avec la Nouvelle Orléans, berceau des musiques noires, comme pour faire valider mes acquis par le vote du cœur, celui du public de Louisiane.
Depuis mon premier casting à Bourbon Street, plusieurs années auparavant
2011 : j'ai 33 ans. 17 années d'aventure et toujours le même rêve, celui d'aller à la rencontre de mon public sur scène.
“ L’avenir appartient à ceux qui n'en ont pas peur de lui "
Je reviens avec un nouveau spectacle Old School Music Down New Orleans : « Miss Dominique TRIBUTE TO THE QUEENS » en hommage aux plus grandes voix que sont Miss Mahalia Jackson et Miss Aretha Franklin… réunissant ainsi mes deux amours de toujours, le Gospel et le Blues.
De nouveau le trac, le frisson, le challenge … et Vous.
Je sais que vous serez au rendez-vous, car c'est vous qui avez fait et contribué à faire de moi, chaque jour un peu plus, « une femme battante » Et je vous dis ”Merci”. ...Lire la suite Réduire